L'homme

La pensée

Ressources
Galerie

L'œuvre   Accueil
Plan du siteRechercheContact

  Introduction Les écrits L'enseignement La musique  
Présentation Témoignages Extraits musicaux


Maurice Béjart - Chorégraphe :
Maître Elahi était un musicien extraordinaire. Il ne jouait jamais en public, il ne faisait jamais d’enregistrements, il ne jouait jamais pour personne que pour ses élèves. Il a joué pour moi et cela m’a vraiment ouvert quelque chose. C’est par la musique que j’ai compris. (...) Il ne parlait pas le français, je ne parlais pas le persan. Il a joué de la musique mais je ne peux pas dire avec des mots ce que j’ai vécu et ressenti. Cela a été un très grand changement dans ma vie, dans mon existence et dans ma pensée.



Yehudi Menuhin - Musicien :
Ce merveilleux musicien a pu garder une tension et une concentration que je n’aurais jamais pu imaginer sortir de l’intervalle restreint d’une quarte ou d’une quinte... Pouvoir maintenir cet intérêt musical dans le cadre d’un intervalle si restreint me paraissait une chose extraordinaire. Je n’avais jamais entendu cela ; c’est l’impression la plus grande que j’aie jamais eue de ce genre : jamais je n’avais eu pendant au moins une demi-heure une expérience musicale qui ne dépassait pas la quarte ! C’était une musique très sensible, très intense, mais aussi très précise et très pure. Je ne pouvais presque pas en croire mes oreilles. Cette puissance raffinée, comme une espèce de laser…



Taghi Tafazzoli – Mélomane et homme de lettres :
Ostad Elahi se mit à jouer... Dans la pénombre de la pièce, on distinguait les mouvements de tête des participants, scandant des paroles qu’ils répétaient. Ces sons et ces mouvements ajoutaient à l’ardeur de l’assemblée et plongeaient chacun dans un état d’enthousiasme et de joie. Le son du tanbur devenait plus ample et plus brûlant, produisant un rythme étonnant qui résonnait dans tout l’espace. Dans la demi obscurité se dessinaient des lignes mouvantes qui ondulaient et se rejoignaient. Certains élevaient leurs mains et les balançaient en rythme. Ce n’était plus un bouillonnement mais une mer déchaînée. Une ardeur et une fièvre incroyables s’étaient emparé de tous [...], mais l’état d’Ostad lui-même semblait encore plus merveilleux. Dans l’atmosphère claire-obscure de la pièce, son visage était empreint d’une splendeur extraordinaire : il ressemblait à un capitaine de navire qui tient en ses mains le gouvernail d’un bateau pris dans la tempête et veut le ramener à bon port. Puis la musique cessa... Pendant quelques instants, personne ne pouvait prononcer un mot et tout se passa en silence. L’atmosphère de la pièce était lumineuse et baignée de spiritualité. Il régnait une ambiance étrange et indescriptible… On pouvait sentir comme un parfum suave flotter sur l’assemblée.



Musa Marufi - Musicien :
J’ai entendu jouer un grand spirituel qui possédait à la perfection l’art du tanbur. J’en fus ébranlé et bouleversé à tel point que j’eus le sentiment de ne plus appartenir à ce monde. Le plus étonnant est que pendant plusieurs jours je restai enivré et ravi à moi-même, ne prêtant plus attention au monde matériel. Une fois revenu à mon état normal, je me dis : « Comme c’est étrange : si la musique c’est cela, alors, ce que nous entendons tous les jours, qu’est-ce donc ? »



Ruhollah Khaleqi – Compositeur, ancien directeur du Conservatoire National de Musique à Téhéran :
A Téhéran, l’un des magistrats du Ministère de la Justice, qui peut-être n’aimerait pas que je cite son nom, joue excellemment du tanbur et interprète magnifiquement les mélodies anciennes de cet instrument ; celles-ci ressemblent peu à notre musique actuelle et mériteraient une discussion à part.

haut www.ostadelahi.com    Site officiel d'Ostad Elahi    Tous droits réservés © 1995-2008